24 septembre 2026
Toujours connecté? Pas nécessairement.
Nous vivons dans un monde où être connecté est devenu tellement normal que nous n’y pensons presque plus.
Notre téléphone affiche notre position. Nos montres communiquent avec nos téléphones.
Des milliers de satellites gravitent autour de la Terre. Même lorsque nous quittons la ville, il est facile de présumer qu’un réseau pourra toujours nous rejoindre.
Et si nous n’avons plus de réseau cellulaire? Il reste les satellites, non?
Cette impression de connectivité permanente crée un sentiment de sécurité qui mérite d’être nuancé.
« Il y a des satellites partout, alors je suis couvert partout »
Les réseaux satellitaires ont énormément évolué et certains appareils offrent maintenant des fonctions d’urgence par satellite. Mais cela ne signifie pas que chaque téléphone peut communiquer en permanence avec un satellite.
Cette communication dépend de l’appareil, du service et de l’environnement. Relief, forêt dense, canyon ou bâtiment peuvent compliquer la liaison. Un téléphone intelligent ne devient pas automatiquement une balise de détresse simplement parce que des satellites passent au-dessus de nous.
Obtenir une position sur son écran, transmettre cette position et permettre à une équipe de recherche de localiser physiquement un appareil sont trois choses différentes.
Et au Québec, nul besoin de partir dans le Grand Nord pour perdre la couverture cellulaire.
Une randonnée, une sortie de chasse ou quelques kilomètres en secteur accidenté peuvent suffire.
La meilleure technologie demeure la préparation
Avant de partir, informez quelqu’un de votre destination, de votre itinéraire et de l’heure approximative de votre retour. Convenez de ce qu’il devrait faire si vous ne donnez pas de nouvelles.
Chargez vos appareils et choisissez des moyens de communication adaptés au territoire.
La technologie devrait être une couche de sécurité supplémentaire, jamais un substitut à la préparation.
C’est précisément pour cette raison qu’est née Copernix.
Une personne disparue transporte aujourd’hui beaucoup plus d’électronique qu’elle ne le réalise : cellulaire, montre connectée, radio, GPS, écouteurs sans fil, mais aussi certains appareils médicaux connectés, comme des appareils auditifs et certains stimulateurs cardiaques récents.
Même des objets auxquels on pense moins utilisent des radiofréquences : clés de voiture modernes, ouvre-portes de garage et, de plus en plus, les véhicules eux-mêmes avec leurs systèmes connectés et points d’accès Wi-Fi.
Notre environnement est rempli de signaux radio invisibles. Même sans réseau cellulaire fonctionnel, certains appareils peuvent encore produire des émissions radiofréquences.
Et si ces émissions pouvaient indiquer aux équipes de recherche dans quelle direction chercher?
Cette question a mené au développement de notre plateforme Vestarax et de Liberandum.
Liberandum est un système de détection radiofréquence passive. Plutôt que de communiquer avec l’appareil recherché, il écoute l’environnement radio et aide l’opérateur à déterminer la direction d’une émission détectée.
Il ne remplace pas les équipes de recherche et sauvetage. Il leur fournit une direction dans laquelle chercher.
Il existe toutefois une limite fondamentale : un appareil qui n’émet plus aucun signal ne peut pas être détecté.
Nous sommes plus connectés que jamais, mais la connectivité n’est pas la sécurité. Soyez donc prudents et prévenants.
Gregory Cazir, chef d’exploitation


