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3 octobre 2021

436 000$ pour la formation de cuisiniers dans la région

Pour combler les besoins en main-d’œuvre des restaurateurs de la région et favoriser la rétention, un soutien financier de plus de 436 000 $ sera octroyé par le gouvernement du Québec dans la formation de cuisiniers.
Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, a en effet annoncé vendredi que la somme de 436 163 $ sera accordée à la Chambre de commerce et d’industries de Trois-Rivières pour soutenir la formation de 22 cuisiniers dans des entreprises de la Mauricie et du Centre-du-Québec.
Ainsi, des étudiants de l’École d’alimentation et d’hôtellerie du Centre de services scolaire du Chemin-du-Roy auront l’occasion d’alterner leur formation avec le travail, tout en étant rémunérés.
Cette formation d’une durée de trois ans, qui mène à l’obtention d’un diplôme d’études professionnelles (DEP) en cuisine, sera donc réalisée en alternance travail et études, à raison de 147 jours de formation en établissement et de 79 jours dans l’entreprise.

Cette formule permettra ainsi de former des cuisiniers en fonction des besoins propres à chaque entreprise participante. Du même coup, ils auront droit à un salaire pendant leur formation puisque les entreprises bénéficieront d’un remboursement des salaires des participants jusqu’à concurrence de 15 $ de l’heure et de 15 000 $ par participant.

«La formation de courte durée en alternance entre l’école et l’entreprise est une approche que nous privilégions pour réussir à combler rapidement les besoins de main-d’œuvre des restaurateurs de la Mauricie et du Centre-du-Québec. Notre objectif est d’intégrer sur le marché du travail le plus grand nombre possible de travailleurs qui répondent aux besoins des entreprises participantes. Les projets de formations comme celui que nous annonçons aujourd’hui s’avèrent donc des leviers incontournables pour requalifier la main-d’œuvre dans le contexte économique actuel. Il s’agit d’une formation avantageuse autant pour les étudiants que pour les entreprises. C’est du gagnant-gagnant», a précisé M. Boulet.

On sait qu’au Québec, le secteur de la restauration et de l’hébergement a été grandement touché depuis le début de la pandémie avec la perte de 57 800 emplois.

Le projet s’inscrit dans le cadre du Programme de formations de courte durée (COUD) qui privilégie les stages en entreprises pour certaines professions identifiées comme prioritaires par la Commission des partenaires du marché du travail (CPMT). Dans la région, il devrait se mettre en place à la mi-janvier lors du début de la formation des futurs cuisiniers.

Le Rouge Vin fait partie de la vingtaine d’entreprises de la région qui a embarqué dans le projet. Hugo Hamelin, chef et copropriétaire, indique qu’il aurait aimé avoir la possibilité d’alterner travail et études lors de son cours de cuisine. «Le fait de pouvoir gagner ma vie tout en continuant l’école, cela m’aurait donné tout un souffle. Je pense justement que ça va donner un souffle à toute l’industrie. Ça va aider à recruter plus facilement et favoriser un meilleur accès à la formation», a-t-il déclaré.

À titre d’exemple, en 2019, le Rouge Vin avait 27 cuisiniers. Présentement, le restaurant en compte sept. «Notre chiffre d’affaires est à la hausse avec la baisse des restrictions sanitaires, mais nous n’avons pas la main-d’oeuvre pour pallier et suivre la cadence, ce qui cause des problèmes. On a dû modifier les heures d’ouverture. Le restaurant était ouvert sept jours sur sept avant. Actuellement, nous servons des soupers uniquement les jeudis, vendredis et samedis. Nous allons avoir trois étudiants du projet qui viendront travailler les jeudis et vendredis avec nous. C’est une belle aide», a-t-il ajouté.

Me Cassy Bernier, présidente de la Chambre de commerces et d’industries de Trois-Rivières rappelle que l’organisme compte beaucoup de membres dans le secteur de la restauration. La demande est forte pour les aider et les appuyer au niveau du manque de main-d’oeuvre. «Quand on a été approché au sujet de ce projet, on a sauté là-dessus pour aider nos gens. Nous sommes sur le terrain et les besoins, on le voit à quel point ils sont importants. Actuellement, on peut dire que beaucoup de restaurants ont accepté d’embarquer dans le projet, mais nous avons encore de la place. On continue le démarchage pour le faire connaître», a-t-elle conclu.

Source: Le Nouvelliste 3 octobre 2021

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