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L’AEUMC marque la fin de l’incertitude et les gouvernements devront soutenir les entreprises pour bien assurer la transition

Trois-Rivières, le 5 octobre 2018 – Le nouvel accord commercial entre le Canada, les États-Unis et le Mexique met fin à plus d’une année d’incertitude pour les entreprises, soulignent la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) et la Chambre de commerce et d’industries de Trois-Rivières (CCI3R), qui saluent la détermination patiente des négociateurs du Canada ayant mené à cette entente.  Pour de nombreuses entreprises, la conclusion de cet accord vient enlever une épée de Damoclès et permet un cadre clair et prévisible pour plusieurs années.

 

Le nouvel accord, qui remplacera l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), maintient plusieurs éléments sur lesquels avait insisté la FCCQ dans ses représentations, dont les mécanismes de règlement des différends et la libre circulation des biens et des personnes. « Les compromis qui ont été nécessaires pour arriver à l’Accord États-Unis-Mexique-Canada (AEUMC) font cependant en sorte que les gouvernements devront faire preuve d’une grande vigilance pour soutenir les entreprises dans cette transition », explique Stéphane Forget, président-directeur général de la FCCQ.

 

« L’entrée en vigueur du nouvel accord aura un impact important sur les entreprises de la région, notamment celles du secteur agroalimentaire, et il sera important de leur assurer un soutien adéquat pour permettre une transition équilibrée. Les activités d’exportation des entreprises québécoises constituent près de la moitié de notre PIB, c’est pourquoi il importe de suivre l’évolution des négociations de très près », soutient pour sa part Marco Champagne, président de la Chambre de commerce et d’industries de Trois-Rivières.

 

La FCCQ et la CCI3R restent préoccupées du sort des entreprises agricoles opérant sous la gestion de l’offre et est déçu que le gouvernement se soit résolu à concéder des accès au marché canadien. Elles demandent au gouvernement fédéral de faire en sorte que les entreprises touchées soient dédommagées afin de les appuyer dans cette transition délicate. Il sera par ailleurs essentiel que les producteurs d’ici reçoivent un dédommagement équivalent à l’importance du secteur agroalimentaire québécois dans l’économie canadienne. Les gouvernements devront également s’assurer que ce secteur névralgique puisse tirer son épingle du jeu à long terme.

 

« En augmentant le seuil de perception du droit de douane, le de minimis, de 20 $ à 150 $, le secteur du commerce de détail dans son ensemble doit faire l’objet d’une attention particulière de la part des gouvernements, tant fédéral que provincial, si l’on veut maintenir leur compétitivité face aux entreprises étrangères », estiment Stéphane Forget et Marco Champagne. « La question de l’équité fiscale reste d’actualité, car la hausse du seuil de perception de la taxe de vente nous rappelle que le gouvernement du Canada ne s’est toujours pas engagé à exiger des entreprises étrangères qu’elles collectent la taxe sur les produits et services », rappellent Stéphane Forget et Marco Champagne.

 

Par ailleurs, les tarifs douaniers injustifiés sur l’acier et l’aluminium demeurant, nous insistons sur l’importance de que les négociateurs fédéraux maintiennent leurs demandes auprès de leurs homologues américains afin de mettre un terme à cette situation qui nuit aux économies canadienne et américaine.  « En l’absence d’un accord clair sur l’acier, l’aluminium et le bois d’œuvre, le gouvernement doit poursuivre ses efforts et profiter du climat qui semble s’être rétabli pour régler cet enjeu-clé pour l’économie du Québec et de ses régions », poursuit Stéphane Forget.

 

« Les tarifs douaniers excessifs pèsent lourd sur nos entreprises et constituent un frein à leur développement, particulièrement alors qu’elles doivent mettre beaucoup d’efforts pour demeurer compétitives, entre autres à l’heure des pénuries de main-d’œuvre. Nous souhaitons la résolution de cette question dans les plus brefs délais », renchérit le président du conseil d’administration de la Chambre, M. Marco Champagne.

 

La FCCQ et la CCI3R réitèrent l’importance de créer un climat d’affaires véritablement propice à la croissance économique, grâce à des mesures d’allègement réglementaire et des initiatives pour promouvoir l’innovation et la productivité, face à la concurrence fiscale américaine.

 

« Plus que jamais, cette entente rappelle l’importance pour les entreprises québécoises de diversifier leurs marchés, que ce soit en se tournant vers l’Europe ou l’Asie, ou encore d’améliorer leur compétitivité s’appuyant sur une plus grande productivité », insistent Stéphane Forget et Marco Champagne. Nous continuerons à les épauler et à faire valoir leurs préoccupations auprès des élus des deux ordres de gouvernement. Retenons que la renégociation de l’ALENA aura un impact définitif sur nos économies dans les années à venir  », concluent-ils.

 

 

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Renseignements :

Marie-Pier Matteau
Directrice générale, CCI3R
mpmatteau@cci3r.com
819 375-9628

 

Joanne Beauvais
Directrice, Communications FCCQ
joanne.beauvais@fccq.ca
514 844-9571, poste 3242
Cell : 514 928-8373

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